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jeudi 15 mai 2008

Des recettes simples et gourmandes, des vins superbes... chaque semaine, gratuitement, dans VinoVox

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GASTRONOMIE

Terrine fraîcheur : le potjevleesch

Cette terrine est typique de chez moi . C'est frais et avec l'arrivée des beaux jours j'ai envie de terrines , que ce soit de poissons , viandes ou légumes . Et le plus avec les terrines : elles se préparent bien à l'avance , c'est bien pratique quand on reçoit !!!J'avais l'habitude de le manger recouvert de frites bien chaudes qui transformaient la gelée en une sauce très goûteuse . Et même que quand il en restait un peu , on ... Lire la suite

Soupe glacée de melon au crabe - Pain perdu avec ricotta aux framboises

Je vais enfin pouvoir souffler un peu. Mes mains sont remplies d’ampoules mais je suis satisfaite de mon travail. Mes bacs à fleurs sont installés et non sans peine. Que de monde chez mon pépiniériste préféré !J’ai bien failli en venir aux mains pour repartir avec mes géraniums. Les mauvaises herbes sont éradiquées jusqu’à la fin de la semaine, mon purin d’ortie prêt à intervenir contre les invasions de pucerons, mes petites ... Lire la suite

3 petites verrines sucrées , y'en aura pour tous les goûts !!!!

3 verrines dont les recettes ont été piquées à droite et à gauche : léger , rapide et en individuel ça fait toujours un bel effet .Il y avait dans l'ordre : - les crèmes de nougat sur panna cotta de fruits rouges de chez Au beurre fondu- le tiramisu revisité par Celiael : mousse de marrons sur lit de gaufres belges à la banane , surprenant et divin- la panna cotta de chez Amuses bouche : cardamone , clémentine .Je vous laisse cliquer ... Lire la suite

Dip à l'ail rôti - Moussse d'olives au thon - Bricks de saumon à l'aneth

Pas la moindre envie de cuisiner, juste envie de profiter du soleil et de dame nature. Un travail de titan m'attend d'ailleurs au jardin. J'ai pris un peu de retard cette année. Je ne vois jamais le temps passé en jardinant. Un excellent destressant. J'admire le paysage et écoute les oiseaux papotés. C'est fou comme ils peuvent être bavards ceux-là. Vu le temps déplorable de ces derniers mois, j'ai quelques recettes en réserve.

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Mini charlotte d'été : fraises-litchies

Mais qu'ils sont mimi ces tous petits biscuits roses de Reims : bien sûr , je les ai trouvés à Paris , lors de mon escapade !!C'est bientôt l'été et cette charlotte est très fraîche : la fraise et le litchie se marient très bien .Recette : Les biscuits roses de Reims sont trempés dans du coulis de fraises maison . Tapisser un moule de papier film et placer les biscuits .La crème : comme d'hab , faire chauffer 100g de purée de ... Lire la suite

Retour de Bavière

Les vacances touchent à leur fin. Enfin de retour à la maison après 8 heures de route. J'ai encore la tête dans les nuages et beaucoup de mal à redescendre sur terre. La Bavière est une région magnifique avec ces forêts, lacs, sommets enneigés, ces alpages verts, les incontournables châteaux du roi Louis II, ces petites maisons traditionnelles et ces églises aux superbes fresques . A cette période de l'année, les touristes se font ... Lire la suite

Croquettes pimentées au thon et aux haricots blancs

C'est sur le blog de Dali que j'ai découvert cette recette. J'aime beaucoup "la cuisine de Dali", un blog plein de recettes faciles et rapides, comme celle-ci, le tout agrémenté de jolies photos. Elle présentait ces croquettes en version mini, à grignoter à l'apéro. Ici je les ai faites plus grosses et servies pour le dîner avec une salade de pommes de terre.

Pour 8 croquettes: 1 boîte de 140 g de ... Lire la suite

Terrine aux deux poissons

Alors que le beau temps semble vouloir timidement s'installer, des envies de petites entrées fraîches commencent à se faire sentir. Un rapide inventaire du congélateur et du placard et voici une petite terrine délicieuse et vite préparée! Pour environ 4 personnes (pour un moule à cake en silicone de 16 cm): 500 g de filets de poisson blanc surgelés, préalablement décongelés (ici du colin)2 œufs1 boîte de saumon ...

Gazpacho ( olé ) aux coques , glace à l'huile d'olive

C'est une recette que j'ai trouvée dans un livre de cuisine espagnol . Pour le gazpacho je n'ai pas pris de risques et j'ai fait ma recette de toda la vida . C'était à l'occasion d'un déj entre nénettes . Après les recettes , je vous donnerai les impressions .Recette gazpacho : mixer 1 petit concombre avec 8 tomates bien mûres pas trop grosses , 1 beau poivron rouge , 1/2 oignon , 100g de mie de pain , 2 petites gousses d'ail , 1 ...

Chateaumeillant Domaine du Chaillot

Bien apprécié ce Châteaumeillant rouge 2006, 100% Gamay sur sol micaschiste planté de vignes de 7 ans, aux notes de framboise, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche. Le Châteaumeillant rosé 2006 est friand comme il le faut, parfumé, dense et rond, un vin classique, marqué par son fruit, à déguster sur des crevettes roses. On se fait aussi plaisir avec le Châteaumeillant rouge cuvée Parenthèse, pur Gamay ...

2 petites bouchées apéritives " fraîcheur "

Il me fallait du frais et du léger avant un repas entièrement ch'ti : alors des petits éclairs ( recette Lenôtre ) aux crevettes grises et des barquettes d'endives à la crème de saumon .Recette des éclairs : Faire bouillir 185g d'eau et 185g de lait , y ajouter 170g de beurre et 9g de sel . Hors du feu ajouter 210g de farine et bien remuer . Remettre sur le feu jusqu'à ce qu'une pellicule se forme dans le fond de la casserole . ...

Domaine Michel Prunier et Fille

Ce vigneron chaleureux et sa fille, Estelle, élèvent plusieurs cuvées remarquables, comme cet Auxey-Duresses Clos du Val rouge 2004, vignes de 31 ans en moyenne, sur sol calcaire et sous-sol argilo-calcaire, élevé 18 mois en fûts dont 25 % de neufs, un vin de robe rubis intense, distingué, très classique comme on les aime, de couleur pourpre, très parfumé (cassis, épices, cuir), corsé et typé, d’excellente évolution. ...

Domaine Esmonin

Toujours au sommet. On le comprend avec ce Ruchottes-Chambertin 2006, un vin gras, aux tanins présents, riche et parfumé en bouche, bien marqué par son terroir, un vin qui associe puissance et distinction, avec ces nuances de griotte confite et d’humus, de très bonne évolution. Beau Gevrey-Chambertin Clos Prieur 2005, très équilibré, très parfumé (petits fruits rouges mûrs frais, épices...), avec cette pointe de griotte ...

Domaine Marquis d'Angerville

ncontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Pas de fioritures ni de frime ici, uniquement la quintessence d’un terroir et la passion d’un homme qui s’efface devant la force de la nature. S’associe à cette rigueur, un formidable rapport qualité-prix-typicité, qui devrait rendre plus humbles un bon nombre d’autres producteurs français. “Le 2006 va être mis en vente, nous précise Guillaume d’Angerville. ...

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Tarte feuilletée au Mont d'Or... plus franc-comtoise, y a pas!

Une tarte bien hivernale pour affronter le mauvais temps qui persiste... et en plus, je profite des derniers jours de la saison du mont d'or puisque je vous le rappelle, il n'est vendu que jusqu'au 10 mai, après il faut patienter jusqu'à la mi-septembre pour le revoir sur les étals. Et si à ce délicieux fromage, on rajoute des pommes de terre et une saucisse de Morteau, le tout sur une pâte feuilletée, on obtient une succulente ... Lire la suite

Douceur mauve aux myrtilles et mini palets bretons

Un dessert que je me prépare presque tous les jours , je change juste les fruits en fonction du marché . Pour cette recette , j'ai trouvé des myrtilles exceptionnelles : énormes et sucrées !Pour tous les jours je me contente de la verrine mais pour les inconditionnel(les ! ) du petit biscuit avec le café , j'ai rajouté des petits sablés bretons .Recette pour la verrine : mixer des myrtilles ( ou fraises , framboises , abricots , prunes ...

Terrine fraîcheur : le potjevleesch

Cette terrine est typique de chez moi . C'est frais et avec l'arrivée des beaux jours j'ai envie de terrines , que ce soit de poissons , viandes ou légumes . Et le plus avec les terrines : elles se préparent bien à l'avance , c'est bien pratique quand on reçoit !!!J'avais l'habitude de le manger recouvert de frites bien chaudes qui transformaient la gelée en une sauce très goûteuse . Et même que quand il en restait un peu , on ...

Vins et Saveurs dans VINOVOX

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dimanche 2 mars 2008

La race du Corton-Charlemagne

DOUDET-NAUDIN Directeur : Emmanuel Berteloot 3, rue Henri-Cyrot 21420 Savigny-lès-Beaune Tél. 03 80 21 51 74 Fax. 03 80 21 50 69 e-mail : doudet-naudin@wanadoo.fr Au sommet. On le comprend aisément quand on débouche ce Puligny-Montrachet Les Meix 2006, racé, aux arômes de lys et d’amande fraîche, très équilibré, ample, avec ces connotations subtiles, typé, riche en bouche (fleurs, vanille, pain brioché). Remarquable Savigny-lès-Beaune Redrescul Premier Cru blanc 2005 (Monopole), de couleur intense, aux nuances citronnées, un vin dense, tout en minéralité, aux tanins élégants. Excellent Nuits-Saint-Georges Aux Tuyaux 2005, aux notes de cerise mûre et de cuir, légèrement épicé, aux tanins veloutés. Superbe Corton Grand Cru Maréchaudes 2003, issu de vieilles vignes, très bien élevé, très typé, de robe grenat profond, au nez complexe où dominent les fruits cuits, délicatement épicé, tout en bouche, de garde. Excellent Chambolle-Musigny Les Condemennes 2005, très fin, avec ses senteus animales spécifiques, un vin tout en charme, de belle garde. L’Aloxe-Corton Les Maréchaudes Premier Cru Vieille Vigne 2005, au nez complexe à dominante de quetsche et d’humus, est un vin de bouche fondue et riche, de garde comme ce Savigny-Lès-Beaune Premier Cru Aux Petits Liards 2004, qui associe structure et finesse, bien typé, de couleur soutenue, au nez concentré de griotte, tout en souplesse. Goûtez aussi leur Pernand-Vergelesses Sous Frétille Premier Cru blanc 2004, au nez dominé par les fruits frais, d’une grande finesse, un vin gras et onctueux. Excellent Hautes-Côtes-de-Beaune La Grande Corvée de Bully rouge 2005, dense et bien parfumé (cassis, mûre), avec des tanins ronds, un vin qui emplit bien la bouche. Les prix sont particulièrement sages.

Domaine JACOB Robert et Raymond Jacob Hameau de Buisson 21550 Ladoix-Serrigny Tél. 03 80 26 44 62 et 03 80 26 40 42 Fax. 03 80 26 49 34 e-mail : domainejacob@orange.fr Un domaine familial de 10 ha. Coup de cœur pour leur Corton-Charlemagne Grand Cru 2005, de robe brillante, tout en fraîcheur aromatique, avec ces notes d’agrumes, de fumé et d’acacia, un grand vin très persistant, alliant saveur et distinction, de garde. Tout aussi savoureux et réussi, ce Corton rouge Grand Cru Les Carrières 2005, de robe grenat, puissant, parfumé et racé, aux connotations de cerise confite, de prune et d’humus, riche en arômes comme en structure, un vin d’excellente évolution, très équilibré, tout en nuances. Le Ladoix blanc 2005, avec des arômes de fougère et de fruits frais, d’une grande finesse, est un beau vin complexe, riche et plein, avec une finale puissante. Le Ladoix rouge 2005 est tout aussi séduisant dans ce beau millésime, mêlant rondeur et structure, avec ces notes de cerise, d’humus et de cannelle, vraiment très abordable. L’Aloxe-Corton Premier Cru rouge Les Valozières 2005, de belle matière, aux tanins fermes, au nez caractéristique de fruits rouges, d’épices et de sous-bois, un vin corsé, aux tanins mûrs.

Domaine JAFFELIN Père et Fils Roger, Yves et Pierre Jaffelin 21420 Pernand-Vergelesses Tél. 03 80 21 52 43 Fax. 03 80 26 10 39 Incontestablement au sommet. Le Corton-Charlemagne 2005, aux notes complexes de fleurs, d’épices et de brioche, très typé, un très grand vin subtil comme on les aime, sans artifices, complexe et gras, d’une onctuosité fine et persistante, de grande évolution. À ses côtés, ce Pernand-Vergelesses Premier Cru blanc Creux de la Net 2005 est parfumé, un vin classique, gras et parfumé, de bouche puissante, à ouvrir sur une escalope à la crème. Le Pernand-Vergelesses rouge Belles Filles 2005 est intense au nez comme en bouche, distingué, au bouquet persistant et complexe dominé par la fraise des bois. Remarquable Pernand-Vergelesses Premier Cru Creux de la Net rouge 2005, qui associe charpente et distinction, au nez où dominent les fruits mûrs et les épices, où s'entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et dense en bouche, charnu, très classique comme leur Beaune Premier Cru Bélissand, de robe grenat, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de bouche ronde et fondue.

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vendredi 15 février 2008

La qualité du millésime 2007 dans le Val de Loire

Brigitte Dussert : dans le Val de Loire, les blancs et rosés devraient être particulièrement réussis ?

Patrick Dussert-Gerber : la Loire est une grande région, et les paramètres sont complètement différents à Vouvray ou à Pouilly.

Globalement, pour les rouges de Loire, ceux des régions de Touraine et de l’Anjou-Saumur, le millésime 2007 va être difficile. C’est pourquoi beaucoup de viticulteurs consciencieux ont produit plus de rosé, et ils ont eu parfaitement raison !

Dans cette région aussi, depuis quelques années, on goûtait des vins trop lourds, un Bourgueil ou un Saumur-Champigny doit être frais, vif, franc, un vin gourmand, ce qui ne les empêche pas d’avoir un potentiel de garde. Ils ne doivent pas copier les vins de Bordeaux ou du Languedoc.

On a ouvert des bouteilles de 2005 beaucoup trop concentrées, cela ne correspond pas à l’identité réelle de ces vins, le Cabernet franc apportant toujours, ici, une souplesse qui lui permet d’offrir des vins qui associent gouleyance et matière. C’est ce qui fait leur force : à quoi bon les dénaturer ?

Les blancs de Loire seront en effet très réussis car, même si les raisins ont manqué d’ensoleillement en juillet ou en août, le beau mois de septembre a compensé. La Loire est une région très étendue et il faut faire la distinction entre le Pays nantais et Sancerre, d’autant plus que parler des vins blancs de Loire globalement est naïf, puisque les cépages ne se ressemblent absolument pas. 

Qu’est-ce qui rapproche le Sauvignon du Chenin : rien ! Il s’agit donc d’être précis.

À Sancerre, en 2007, on observe que le Pinot noir a été souvent ramassé assez tôt, avant les blancs, ce qui est rare. Le Sauvignon a certainement souffert dans la région, mais on devrait avoir de très bonnes surprises chez les vignerons qui ont su faire preuve de patience.

Dans ce cas, à Pouilly comme à Sancerre, il y aura de très belles réussites puisque les années où les mois de printemps sont frais sont, en général, favorables aux vins blancs.

Je pense que l’on rencontrera des rouges très flatteurs, d’excellents rosés, et, quand les vins de Sancerre rosés sont réussis, ils sont parmi les meilleurs de France. Ce millésime 2007 est donc une très bonne occasion de relever l’image des rosés de la région. Il y a bien entendu des excès dans la région, en rendements comme en prix, et il faut donc choisir les vignerons simples et fiers qui s’attachent à élever quelques-uns des plus grands vins blancs secs de France.

Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup le Chenin, qui s’épanouit en Anjou et Touraine...

Patrick Dussert-Gerber : c’est l’autre grand cépage de la Loire. Le Chenin est l’un des plus grands cépages blancs du monde, un cépage plus mature, plus tardif. En 2007, nous allons avoir des vins moelleux ou liquoreux exceptionnels en Coteaux-du-Layon comme à Vouvray... Ils sont dans la lignée des beaux 2004, 2003 et 2001, et d’un millésime 2005 assez typé, ici, et prometteur.

Quand on débouche un Bonnezeaux ou un Quarts-de-Chaume, on a toujours cet équilibre formidable entre la liqueur et la fraîcheur. Le millésime va dans ce sens, comme, nous le verrons plus loin, à Sauternes. Pour les amateurs, le 2007 doit être particulièrement favorable également aux rosés demi-secs.

Ici, la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et tout concourt au plaisir du vin. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95).

Le millésime 2002 est très réussi en blancs, très difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux.

mardi 1 janvier 2008

Les meilleurs cépages rouges

Voir aussi : les meilleurs cépages blancs

v Cabernet franc : Excellent cépage de la Loire et du Bordelais (surtout Libournais), qui donne des vins très aromatiques. On peut regretter qu’il soit remplacé par le Cabernet-Sauvignon. v Cabernet-Sauvignon : Ce cépage, la grande référence bordelaise, est souvent abusivement employé à tort et à travers dans le monde entier, faute d’originalité ou de qualité des terroirs. Assez résistant, il donne des vins tanniques, très structurés, riches, austères dans leur jeunesse, mais garants d’un potentiel d’évolution exceptionnel. v Carignan : Raisin qui ne possède pas réellement ses lettres de noblesse dans le Languedoc, donnant un vin alcoolisé, mais qui peut surprendre lorsqu’il est issu de vieilles vignes. v Cinsault : Bon raisin de la vallée du Rhône et de Provence, qui donne des vins fins, de belle robe, très aromatiques. v Gamay : Le raisin qui donne toute sa mesure quand il est vinifié en macération carbonique (Beaujolais). v Grenache : Le raisin de prédilection des grands vins de Bandol, du Languedoc et de la vallée du Rhône. Il apporte structure, puissance et concentration aromatique. v Malbec : Dénommé aussi Cot ou Auxerrois, c’est le raisin classique des vins typés rustiques (dans le bon sens) que l’on déguste dans la Loire, notamment en Touraine comme dans la région du Sud-Ouest (Cahors). Il donne des vins riches, colorés et tanniques, d’évolution relativement lente. v Merlot : Fragile, c’est la référence incontestable de la région libournaise (Pomerol…), où il atteint les sommets. Il produit un vin coloré, très aromatique, savoureux, intense au nez comme en bouche. v Mondeuse : Le raisin classique savoyard, fin et fruité, léger, qui donne un vin très aromatique. On le trouve également en Suisse. v Mourvèdre : Excellent cépage des grands vins de la vallée du Rhône (Châteauneuf-du-Pape, Gigondas…) et de Bandol. Riche, puissant, très parfumé, il s’associe au Cinsault et au Grenache. v Pinot Meunier : Assez neutre, on le trouve surtout en Champagne. v Pinot noir : Le roi bourguignon (et champenois). Richesse aromatique, intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. v Syrah : Originaire de Perse (Chiraz), c’est le raisin de référence des grands crus de la vallée du Rhône, notamment des Côte-Rôtie et Hermitage, mais aussi de la Provence et du Languedoc. Il donne des vins intenses, tanniques, concentrés, riches, très parfumés, d’excellente évolution. v Tannat : Il donne des vins tanniques et typés, de lente évolution (Madiran…).

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, le 1er magazine WebVin

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

jeudi 8 novembre 2007

Champagne : les bons choix et les autres

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs (voir la Sélection de MILLESIMES), les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ? Voici ce qu’il faut retenir :

Les Premiers Grands Vins Classés Il y a 22 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour Taittinger, Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 e, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.

Aux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Alfred Gratien...), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa, Veuve A. Devaux et Pierre Peters).

Trois autres sont à leurs côtés cette année : Geoffroy, Philipponnat, De Venoge. Ruinart est mis “entre parenthèses”, faute d’échantillons, et je le regrette, mais je me vois mal placer au sommet des cuvées que je n’aurais pu suivre. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement 2008, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs et des prix tout aussi majestueux (130 e environ pour la cuvée Réserve et 500 e pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est le meilleur (le rosé est formidable), selon moi, en faisant abstraction du prix, comme Petrus. De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel (55 e). Ils sont tous les deux au sommet, et l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa (50 e), et l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck n’est “qu’à” 70 e. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir qui compte, la régularité et... l’accessibilité.  Car les prix, cela compte, avec leurs différences : sur Internet, on trouve (vu en juin), la très belle cuvée D de Devaux à 27,90 e qui est beaucoup plus accessible en effet que l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 69 e. Ce sont pourtant deux grandes cuvées qui méritent d’être au sommet, procurant chacune un plaisir réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour “classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 5, 10 fois plus cher ? Vous seul pouvez être juge.

Les Deuxièmes Grands Vins Classés C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. 

Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Paul Bara, J-M. Gobillard, Robert Moncuit, Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Bonville, Coulon, Delaunois, De Lozey, Lombard, Prin, Gaston Chiquet, Sanchez Rutat..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage.

À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Collard-Picard, Pierre Arnould, Hamm, Bonnaire, Mandois, Ralle, Drappier, Gimonnet, Lancelot-Pienne, Pierre Mignon, Leclerc-Briant, Jacques Busin, Legras et Haas, Bourgeois, Laurent-Gabriel, Fleury, Collard-Chardelle, Michel Lenique, Daniel Caillez, Maurice Vesselle, Bardoux, Pierre Gobillard, Waris-Hubert, Prévoteau-Perrier, Charbaut, Jean-Marc Charpentier...).

Quelques coopératives travaillent remarquablement (Vincent d’Astrée, Beaumont des Crayères, Clérambault, Charles Collin, Albert de Milly...) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques beaucoup plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées navrantes...

À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux...

Les Troisièmes Grands Vins Classés La plupart devraient monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, car leurs cuvées n’ont pas encore pu être suivies sur plusieurs années. Le rapport qualité-prix est très abordable, avec des bouteilles qui se font parfois un malin plaisir de détrôner des marques plus connues dans les dégustations.

jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ?

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Gagnez des bouteilles

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samedi 13 octobre 2007

Les sols des vignobles du monde entier

Le sol, c’est le terroir, et c’est lui qui va faire la différence entre un grand vin et un bon vin.

Pour mieux comprendre l’influence du sol, il faut réaliser que la force de la vigne, son originalité (sans équivalence à ce point), est en fait de se développer en sous-sol, pour chercher sa nourriture. A cinq, dix ou quinze mètres, ses ramifications vont puiser dans les roches les minéraux et autres aliments essentiels (fer, magnésium, calcium, azote…) nécessaires à sa croissance.

En réalité, le sol que l’on voit quand on se promène dans un vignoble n’a, lui, que peu d’importance, même si certains producteurs se font un malin plaisir de rajouter des cailloux de graves pour “faire mieux”. Ce qui compte, c’est le sous-sol, et rien d’autre.

La règle de base est extrêmement simple : les meilleurs vignes poussent dans des sous-sols pauvres, bien drainés naturellement, auxquels les différentes couches apportées par les cycles tertiaire et quaternaire apportent une touche fondamentale où complexité et homogénéité s’assemblent.

Aux côtés de ceux qui sont confrontés à leurs ressources naturelles, certains vignobles sont conduits comme des champs de maïs, avec drainage et tutti quanti. Si la vigne pousse partout, si les raisins rouges sont rouges dans n’importe quel pays, il faut encore savoir faire la différence entre la typicité et l’uniformité. De lui-même, le sol fait donc la différence.

Alluviaux (dépôts) : déposés par un torrent, composés pour la plupart de limon, de sable et de graviers, très fertiles. Pour référence, la fameuse plaine alluviale de la vallée du Pô, en Italie. Se rencontrent également en Hongrie, au Liban, en Savoie, en Bulgarie, en Afrique du Nord, en Californie, et dans La Rioja.

Ardoise : roche dure, qui provient de la compression d’argile, de limon et de sable, qui retient bien la chaleur. On peut la trouver dans la région de l’Ahr, en Allemagne, où elle s’allie à des terres volcaniques.

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dimanche 23 septembre 2007

Acheter Millésimes en direct

http://www.guidedesvins.com/acheter.php

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mardi 11 septembre 2007

Rauzan-Gassies, classé 1er Grand Vin

Voir le Classement : http://www.guidedesvins.com/medoc.php

Monsieur Isidore Quié, négociant en vins aux Magasins Généraux près de Bercy, a transmis le virus du vin à son fils Paul qui, par ses origines bordelaises, s’est rapproché, chaque fois qu’il a pu le faire, de la production médocaine. Ainsi, en 1936, il a pu faire l’acquisition de Château Bel-Orme Tronquoy-de-Lalande à Saint-Seurin-de-Cadourne, puis en 1942 celle de Croizet-Bages à Pauillac, celle de Rauzan-Gassies en 1946... Son fils, Jean-Michel, a repris le flambeau depuis plus de trente ans. Aujourd’hui, à ses côtés, ses enfants, Anne-Françoise et Jean-Philippe, poursuivent cette continuité familiale exemplaire.

CHÂTEAU RAUZAN-GASSIES Classé 1er Grand Vin, tant la qualité de ce cru s’associe à une gamme de prix vraiment très attractifs, ce qui est de plus en plus rare ici. Les enfants de Paul Quié, Anne-Françoise et Jean-Philippe, se passionnent comme lui pour ce superbe Margaux 2004, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, alliant finesse et structure, ample et persistant en bouche, un vin d’une grande distinction, de garde. Le 2003, de belle robe pourpre, au nez dense et subtil à la fois, aux connotations de cassis mûr et de truffe, fondu mais puissant. Très beau 2002, corsé, parfumé, aux notes complexes où dominent les épices et l’humus, encore bien jeune, naturellement. Très classique, le 2001, au nez de griotte et de truffe, est bien charpenté, ample en bouche, aux tanins savoureux et puissants à la fois, avec une finale de cassis mûr, un vin racé, de garde. Le 2000 est dans la lignée, de couleur pourpre, avec des nuances de cuir et de cannelle en bouche, de garde.

Acheté en 1946 par M. Paul Quié, son nom rappelle la maison noble de Gassies dont Gaillard de Tardes était seigneur en 1530 et celui d’un Conseiller du Parlement du milieu du XVIIIe siècle. La géologie du sol se compose de grave silicieuse sur un sous-sol de graves. Le vignoble, d’âge moyen d’une trentaine d’années, a une superficie de 30 hectares, et est encépagé à 10% de Cabernet franc, 60% de Cabernet-Sauvignon, 28% de Merlot et 2% de Petit Verdot. Par son heureuse situation, ses cépages judicieusement choisis, grâce aux soins attentifs qu’apportent ses propriétaires tant à l’élevage qu’à la vinification, le vin de Rauzan-Gassies reste toujours à la hauteur de sa réputation, c’est-à-dire parmi les meilleurs seconds crus. Il se caractérise par une forte personnalité faite à la fois de vigueur, de terroir et de finesse. C’est en vieillissant qu’il prend toute son ampleur. En 1992, le château s’était doté d’un cuvier en inox de 4 000 hl et de 2 chais à barriques de 850 fûts. En 1999, c’est un chai de stockage de bouteilles à hygrométrie et température contrôlées, pouvant contenir 2 récoltes ou 2 millésimes en service pour optimiser le vieillissement. En 2003, une nouvelle salle jouxtant les arcades qui entourent la cour, permet de recevoir les convives et d’organiser les dégustations de professionnels. La production est d’environ 120 000 bouteilles par an.

CHÂTEAU CROIZET-BAGES Le domaine a été créé dans l’ancienne propriété des Bages qui date du XVIe siècle, et devint la propriété de Paul Quié en 1942. Le vignoble est situé sur le plateau graveleux et bien exposé du Haut-Bages sur des sols sablo-graveleux. La superficie du vignoble, d’âge moyen de 30 ans, est de 30 hectares (10% de Cabernet franc, 30% de Merlot et 60% de Cabernet-Sauvignon). Après avoir conforté l’image qualitative de ses vins, le château s’est doté il y a 3 ans d’un nouveau chai de stockage de 550 m2 pour le vieillissement des vins en “tiré bouché”. Les vins sont charpentés et typiques de Pauillac. Régulièrement récompensé par de nombreuses médailles.

CHÂTEAU BEL-ORME TRONQUOY-DE-LALANDE Le Château doit son architecture particulière à l’architecte Louis qui fut le réalisateur du Grand-Théâtre de Bordeaux et des arcades du Palais Royal à Paris. Le vignoble a été créé depuis plus d’un siècle. Dans le prolongement de Saint-Estèphe, le sol est composé de graves, galets et sables, et d’une couverture argilo-limoneuse. Le vignoble, dont l’âge moyen est de 40 ans, a une superficie de 26 hectares (10% de Cabernet franc, 30% de Cabernet-Sauvignon, 60% de Merlot). Le vin est d’une structure et d’un équilibre remarquables.

CHÂTEAU TOUR CARMAIL Un Cru Bourgeois en 1932, issu d’un vignoble de 5 hectares (55% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 15% Cabernet franc), avec des vignes d’un âge moyen de 30 ans plantées sur des sols de graves et argilo-calcaires (6 600 pieds/ha).

vendredi 7 septembre 2007

Le top du Champagne

DU GRAND ART http://www.millesimes.fr/photos/62-2.jpg En quelques années, le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans notre Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux... Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, voici les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, à des prix largement mérités.

Voir le Classement : http://www.guidedesvins.com/champagne.php

Voir notre sélection : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE&rech4=Y

Et aussi les sélections hebdomadaires : http://www.champagneattitude.com/ http://www.guidechampagne.com/ http://www.vinchampagne.eu/ http://www.votrechampagne.com/

mardi 28 août 2007

Concours gratuit

Gagnez des bouteilles :

http://www.amourduvin.com/f_jeu.html

mardi 21 août 2007

Le Guide 2008 est paru

lundi 28 mai 2007

Le Classement 2007 de la Champagne

http://millesimes.fr/photos/64-2.jpg Il y a 21 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. Celles que nous mettons au sommet sont des marques qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très difficile. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à cette place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de notre Classement, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que, toujours, le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses.

Les Deuxièmes Grands Vins Classés une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

La plupart des Troisièmes Grands Vins Classés devraient monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, car leurs cuvées n’ont pas encore pu être suivies sur plusieurs années. Ce sont des valeurs possédant un rapport qualité-prix très séduisant.

Nos coups de cœur, les bonnes adresses : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE

Les Classements : http://www.guidedesvins.com/champagne.php

Les appellations : http://www.vinsdusiecle.com/regions.php

dimanche 29 avril 2007

Millesimes 2007 : les 1000 meilleurs vignerons de l'année

Millesimes 2007 est sorti !!!

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Après un tour de 6 mois dans la plupart de nos vignobles, des centaines de dégustations, des rencontres, des interviews... voici ce que l’on doit retenir cette année.

Accès direct aux meilleurs producteurs, région par région : http://www.millesimes.fr/

Accès direct aux Classements 2007 : http://www.guidedesvins.com/

Voir aussi le blog personnel de PDG : http://patrick.dussert-gerber.com/

ALSACE : les vins ont-ils évolué ?

L’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin...) et d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr... Et puis, comment résister à ces gouffres d’arômes que sont les Sélections de Grains Nobles et les Vendanges Tardives (issues particulièrement des Gewurztraminer Pinot Gris).

BEAUJOLAIS : les vins sont-ils reconnus comme ils le méritent ?

Paradoxalement, alors qu’un bon nombre critiquent cette région, c’est aussi celle qui fait beaucoup d’envieux avec cette extraordinaire réussite du Primeur, du vin nouveau, que, ni la Touraine, ni Gaillac ou les Côtes-du-Rhône n’ont pu contrarier. En Beaujolais, on parlait de crise mais ceux avec lesquels nous travaillons dans Millésimes ou qui nous envoient des échantillons pour le Guide s’en sortent bien, leurs prix sont très abordables, n’augmentent pas et cela prouve qu’ils conservent leur clientèle. C’est ce qui compte par dessus tout. Il me semble qu’enfin, en France, on a compris aussi que les Beaujolais pouvaient être des vins très charmeurs, très agréables mais aussi très typés et divers, des vins qui méritent d’être pris au sérieux, et pas uniquement des Primeurs à boire frais et jeunes. Là encore, il y a des incontournables : Franck et Georges Dubœuf, jalousés mais exemplaires, et un bon nombre de fidèles dont les vins, dans des appellations de Crus comme Juliénas, Moulin-à-Vent, Morgon ou Brouilly créeraient bien des surprises dans des dégustations “à l’aveugle”. On peut citer facilement Chavagnat, Mortet, Siffert, Miolane, Brisson, Chignard, Champagnon, Boisfranc, Lacarelle, Baronnat, Combe aux Loups, Clos du Fief, Pérelles, Py de Bulliat...

VAL DE LOIRE : la pérennité, sans péripéties.

Le vignoble de la Loire est très disparate car il est très étendu. Je connais bien, j’ai débuté ici.Pour les vins blancs, on retrouve les incidences de ces étés très caniculaires qui assouplissent les vins. Cela se ressent beaucoup moins à Sancerre, à Pouilly ou en Anjou, car le Sauvignon notamment sait conserver cettre fraîcheur qui fait sa spécificité. Un plaisir de dégustation que l’on ne retrouve jamais dans les vins étrangers souvent trop ronds et pas du tout rafraîchissants. Il y a bien sûr des différences qualitatives entre les différents vignobles. A Pouilly ou à Sancerre, ce sont des vignobles très intéressants mais qui doivent faire attention à ne pas galvauder leur notoriété, en produisant trop. Certains vins sont parfois surcôtés et il ne faudrait pas que la clientèle se demande, à un certain moment, si elle ne paye pas trop cher des vins qui ne le méritent pas. Je recherche toujours des bons rapports qualité-prix et vous trouverez les meilleures adresses dans les lignes qui suivent. Pour vous mettre en bouche, dans le Pays Nivernais, par exemple, on ne se trompe pas en poussant la porte de Thierry Redde, d’Henry Natter, des Pabiot, d’Alphonse Mellot, de Nicolas Brock, de Balland, Chevreau ou Pascal Gitton.

Toujours en blancs secs, quelques producteurs de Muscadet sortent toujours du lot, se refusant à trop arrondir leurs vins, respectant ainsi leur particularité (Dabin, Chéreau, Morilleau...), et un bon nombre d’autres élèvent de grands vins de Chenin ou de Sauvignon, aux environs de Tours, de Saumur et d’Angers (Brézé, Louet-Arcourt, Éternes, Chaise...). Ne pas oublier les Crémants et Saumur ou Vouvray, dont la locomotive incontournable est Patrice Monmousseau (Bouvet), suivi de quelques autres (Beauregard, Valmer...).

Dans le reste des appellations, par exemple, en Saumur-Champigny, Chinon... les vins restent à des prix très accessibles, ce sont des vins servis dans les restaurants grâce à leurs prix très attirants, leur qualité est certaine, les vignerons ont toujours fait des efforts, et ne sont pas rentrés dans l’engrenage de la surmaturation ou d’une surconcentration en barriques, restant fidèles à la typicité de leurs sols où se plaît parfaitement le Cabernet franc, et je les soutiens. Il suffit de citer Filliatreau, Pisani-Ferry, Buisse, Couly, Raffault, Jamet, Chaintres, Guilloterie... pour avoir des vins remarquables. Idem en Touraine (Marionnet, Mandard...), ou en Anjou-Saumur (Aupy, Paleine...).

L’autre grande force de la Loire (côté ouest), ce sont des moelleux et liquoreux de haute volée, qui, comme ceux d’Alsace, dament le pion aux “historiques” liquoreux bordelais qui ont eu tendance à s’endormir sur leurs lauriers. Vouvray, Quarts-de-Chaume, Bonnezeaux, Coteaux-du-Layon, autant de viviers pour exciter ses papilles avec des vins chaleureux, d’une très grande expression aromatique, de lente évolution, à des prix partticulièrement sages chez Chéné, au Clos de l’Epinay, à La Varière, L’Été, Aubert, Fardeau, Godineau...

BOURGOGNE : inattaquable pour ses vins blancs, mais on entend (et on lit) beaucoup moins d’amabilités sur les rouges. Qu’en-est-il ?

La Bourgogne est un cas à part car c’est un “petit” vignoble en France. Certes, la Bourgogne du sud dans le Mâconnais est une région assez grande mais quand on parle de la Bourgogne on fait plutôt référence à la Côte de Nuits et à la Côte de Beaune. Si l’on s’en tient donc à ces deux entités, je trouve que depuis 7 ou 8 ans les vins sont exceptionnels, que ce soit en blanc comme en rouge. On déguste des vins qui conservent cette puissance de rondeur, de souplesse et de suavité mais aussi cet équilibre avec l’acidité qui en fait des vins de longue garde.

Globalement les Bourguignons n’ont pas changé leur façon de faire le vin. Ils ont, bien sûr, évolué et se servent des techniques modernes, et c’est bien normal, mais les grands vins de Bourgogne sont quand même les mêmes que ceux que l’on goûtait il y a quelques années. Ils ont eu raison de ne pas se laisser tenter par les “sirènes” ou “confrères” qui leur demandaient de faire des vins avec plus de couleur, toujours plus concentrés... et on se rend compte que les clients acquiescent cette politique car les vins sont pré-vendus.

En blanc, c’est sûr, il n’y a aucune concurrence. Si besoin est, débouchez les flacons d’Ampeau, Antonin Guyon, Clos des Perrières, Prieur-Brunet, Carillon, Doudet-Naudin, Jaffelin, Darviot, Marey, Blondeau-Danne, Dubreuil-Fontaine, la majorité (vous lisez bien) à des prix particulièrement justifiés ou abordables. Idem à Chablis, avec des Grands et Premiers Crus très racés que l’on savoure chez Tremblay, Robin, Moreau, Geoffroy ou Laroche, toujours incontournables. Plus au sud, il y a la famille Vincent, à Fuissé ou Protheau à Mercurey, qui valent le détour. Beaucoup d’autres suivent, et sont retenus régulièrement dans mon Guide et Millésimes.

En rouge, certains pensent, en effet (et proclament, mais il faut pardonner l’ignorance), que les vins de Bourgogne ne font pas partie des plus grands vins du monde, ne parlant que de Bordeaux. Je suis intimement convaincu du contraire, quand on goûte des vins assez vieux (1976, 1989, 1996, 1997...) mais aussi les derniers millésimes, les vins sont très équilibrés, toujours assez légers en couleur mais c’est normal avec le Pinot noir. On ne plante pas du Grenache ou de la Syrah ici, et la couleur n’a rien à voir avec la qualité du vin, et encore moins avec son potentiel d’évolution. Franchement, n’y-a-t-il pas de quoi être heureux, dans toute la gamme, à tous les prix, avec les vins de Lamarche, Thomas-Moillard, Trapet, Rebourseau, d’Angerville, Clos des Lambrays, Esmonin, Monts-Luisants, Leclerc, Audoin, Prunier, Patriarche, Gerbet, Joliot... On se rend compte également que ceux qui commencent à boiser trop leur vin ne font que le dessécher, mais les cas sont minimes et proviennent surtout de quelques négociants beaunois, attirés par de bonnes notes de critiques, pour pouvoir exporter, comme les mouches par le miel.

VALLÉE DU RHÔNE : les vins sont bons et charnus.

C’est un grand vignoble, très étendu, et les vins sont très disparates. En crus comme à Châteauneuf-du-Pape par exemple, tout va bien, les vins sont cohérents quant au rapport qualité-prix qui est en accord avec la typicité et le potentiel d’évolution. Montredon, Quiot, Fortia, Mathieu... font des vins chaleureux, et, somme toute, très abordables quand on parvient à un tel niveau de qualité. Même si j’ai goûté ici de très bons vins depuis le premier Guide, les efforts se sont poursuivis également dans les appellations alentour, comme Gigondas, par exemple, où l’on se fait plaisir avec des vins à 10, 15 €, à Rasteau et à Visan, on trouve des vins formidables à des prix moindres. Vous remarquerez que ces appellations ont souvent pour fer de lance leur caves, ce qui en fait un bel exemple de solidarité qualitative et d’une motivation de toute la production.

Le Nord, avec Condrieu, Cornas, Saint-Joseph ou Côte-Rôtie, est également un vivier de beaux vins, bien que certains se soient orientés vers quelques cuvées trop puissantes ou trop marquées par le bois neuf, course à l’export oblige, encore hélas.

__PROVENCE : vers une remontée forte du rosé ? __ Ici, les vignerons ont la chance d’avoir un climat exceptionnel grâce au mistral. Ce qui a le plus évolué, c’est que l’on assiste à une belle remontée de la qualité du rosé. De gros efforts qualitatifs ont été fournis, et les rosés de Provence des propriétaires que nous connaissons (je ne parle pas de la “grande cavalerie”, toujours existante) sont redevenus des vins tout à fait intéressants avec une typicité en fonction de leurs cépages, de leurs appellations, et il y a une belle reprise de confiance des amateurs. Et là, en plus, il n’y a aucune concurrence au niveau mondial, car il n’y a rien de similaire ailleurs. L’appellation des Coteaux d’Aix en Provence va dans ce sens et l’on ne peut que l’encourager.

C’est donc un bon créneau, s’il tire vers le haut, mais qui ne doit surtout pas masquer pour autant les vins exceptionnels que l’on trouve (plus rarement) en rouge et en blanc. Passez à Bormes-les-Mimosas (Malherbe), à Taradeau (Rasque), à Bandol évidemment (Bronzo, Bunan, Olivette, Lafran-Veyrolles, Suffrene...), revenez en Côtes-de-Provence (Brégançon, Élie Sumeire, Jas d’Esclans, Sauveuse...) et vous aurez de quoi faire avec des vins complexes et charnus en rouges, suaves et vifs en blancs, qui demandent tous une cuisine raffinée et riche. Tous les vins de mes Classements sont à un beau niveau.

LANGUEDOC : est-ce toujours l’avenir ?

En Languedoc, on se cherche, et depuis bien longtemps. Faut-il faire du vin de table, du vin de qualité, planter, arracher, créer des micro vins, faire des vins de cépages, vendre de la marque Merlot ou Chardonnay (qui n’a pas grand chose à faire dans le coin) selon la cible potentielle, faire des produits pour les jeunes, pour les femmes, pour le 3e âge... La politique, les pouvoirs publics se mêlent et s’emmêlent depuis quarante ans, sans trouver de solution.

Ici, il y a également une crise sociale injustifiée à résoudre (comme à Bordeaux, on le verra plus loin) et il n’est pas excusable que le travail de centaines de producteurs ne soit pas rémunéré décemment. Ce n’est pas normal, et encore moins de dire que c’est de la faute des vins du “nouveau monde”.

Je ne soutiens pas non plus les regroupements massifs tentés ici ou là, à Bordeaux comme à Narbonne, qui vont sûrement profiter aux “gros” distributeurs, même si, et j’en suis conscient, on a également besoin des meilleurs d’entre eux pour écouler la production. Mais on peut vendre sans perdre son identité d’appellations ou de territoires. La nouvelle mention “Sud de France”, par exemple, si elle apporte peut-être un éclaircissement sur l’ensemble de la région, va à l’encontre de ce que je crois : développer les niches plutôt que d’amalgamer les appellations, en perdant ainsi le peu de lisibillité que l’on a, en gommant encore plus l’identité...

Le Languedoc, ce Sud de la France, ce n’est quand même pas une marque de négociant !

Sur un autre plan, je ne suis pas certain que l’on ait découvert l’eldorado, même si l’arrivée massive d’investisseurs et de bordelais a permis d’acheter des terres à bon prix et d’avoir quelques coupures de presse. De nombreuses cuvées spéciales sont trop “spéciales” justement, et cela engendre une dénaturation des vins, on goûte beaucoup de vins assez écoeurants, surboisés avec des micro-cuvées trop chères. Ce problème s’étend aux vins de cépages. Ne fait pas Daumas-Gassac qui veut.

Il n’y a donc pas de mystères dans la région, et les territoires sont connus. Les meilleurs producteurs élèvent des vins racés et typés, qui ont su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Vous les trouverez en Corbières (Grand-Caumont, Vaugelas, Simone Martinolle, Étang des Colombes...), en Minervois (Fabas, Blomac, Villerambert-Moureau, Barroubio...), en Coteaux du Languedoc (Cave de Roquebrun, Mire-l’Étang, Saint-Martin des Champs...) et en (rares) vins de pays.

SUD-OUEST : calme plat

J’aime bien ces vins.Ils sont bons, abordables (pas tous, il y a des cuvées à prix vraiment déments, je les oublie dans mes écrits). Par contre, on sent une sorte d’inertie parmi les viticulteurs ou la profession, on ne sait pas si c’est passager mais on n’entend pas beaucoup parler de Fronton, de Cahors, de Bergerac, de Gaillac, de Jurançon ou de Madiran, qui manquent de visibilité. On voit de temps en temps de grandes affiches dans les rues des vins de Bergerac, un dossier de presse sur Gaillac, un autre sur le Cahors “primeur”...

Là encore, on s’est “regroupé”, soi-disant pour avoir les moyens de sa promotion. ?On attend de voir, et chaque syndicat fait ce qu’il veut. Ce qui compte, c’est de frapper à la bonne porte, ceux que nous soutenons depuis longtemps sont toujours à la tête de leur appellation, ont confiance dans leur gamme, et nos Classements sont assez parlants.

CHAMPAGNE : tout va très bien !

C’est la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Il existe une vraie entente cohérente entre grande maisons et viticulteurs, même s’il y a des jalousies, ils savent se respecter, négocient, régulent le marché...

Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne.

Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important.

Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table. Nous, cela fait des années, que nous le savions, nous avons suivi et soutenu l’évolution des vignerons champenois bien avant que leurs ventes ne se soient autant développées. Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier.

Tout a changé ici.

En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles (Roederer, Pol Roger, Taittinger, Gosset, Thiénot...), d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (Philipponnat, Piper et Charles Heidsieck, Krug, Ruinart, Laurent-Perrier...), des coopératives de premier plan (Devaux, Vincent d’Astrée, Collin, De Castelnau...) et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété (De Sousa, Peters, Ellner, De Telmont, Mignon, Bara, Geoffroy... et beaucoup d’autres).

BORDEAUX : la crise, les classements et la frime...

À Bordeaux, il faut faire des distinctions.

Il y a d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif exceptionnel mais très chers. Il est difficile d’en parler comme d’autres vins, car on entre dans le monde du luxe où l’image et la rareté comptent beaucoup.

Il y a ensuite la masse des grands crus classés, dont certains, beaucoup moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France.Il pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ?

Heureusement, il y a les très grands vins, très classiques, où l’élégance prédomine (Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Brane-Cantenac, Rauzan-Segla, Rauzan-Gassies, Desmirail...).

Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, de Petrus à de nombreux autres crus d’une typicité exceptionnelle, dans une gamme large, où l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien d’autre, sans artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Lamarzelle, Beauregard, La Croix, Laroque, Guadet, Balestard...).

En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés, qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.

À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à 15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la distinction.

J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de Loustaunau, Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre cet atout essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables d’associer la puissance et l’élégance, et la durée dans le temps. Jean-Claude Berrouet (œnologue de Petrus, entre autres) est dans la lignée.Il signe quelques-uns des plus grands vins du monde et sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec un élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.

Le marché intermédiaire (8 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes... On a plaisir à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde.

Les 2004 et 2001 sont des millésimes que j’affectionne particulièrement, un peu à l’ombre des grands millésimes médiatiques et c’est dommage, car ils sont l’archétype classique du bordelais, où la finesse prédomine, des vins très prometteurs. Les viticulteurs font des efforts de qualité, sont efficaces, travaillent bien dans leur chai mais aussi à la promotion de leurs vins, car il ne s’agit pas de ne faire que bon, il faut le faire savoir.

La majorité élève ces vins dans la grande tradition bordelaise.

Il y a également une région où les vins sont exceptionnels, Pessac-Léognan, avec des crus envoûtants, en blanc comme en rouge. À Pomerol, les vins sont restés très typés, cela correspond aussi à la mentalité des propriétaires qui respectent leur terroir et ne se complaisent pas dans l’esbroufe. Saint-Émilion est une appellation qui fait encore parler d’elle avec un classement qui fait sourire (pour ne pas dire plus), tant des déclassements restent incompréhensibles, c’est navrant.

Cela amène le consommateur à penser qu’à Bordeaux on parle trop de classements, de jalousie, de prix, de frime et pas assez de qualité intrinsèque du vin et cela porte tort à toute la région, même aux Bordeaux les plus modestes.

Ajoutez à cela une vraie crise sociale snobée par quelques propriétaires et négociants qui préfèrent aller chercher ailleurs ce qu’ils devraient promouvoir venant de leur région.

En fin de compte, on se moque de savoir si un cru est classé ou non, que les Côtes soient réunies ou pas, ce qui importe, c’est ce qu’il y a dans la bouteille et le rapport qualité-prix-plaisir ! Ce qui compte, c’est de prendre du plaisir.PDG-Edito.jpg

Les Classements des incontournables

Lorsque, en 1985, j’ai été le premier à remettre en cause le « fameux » Classement des vins du Médoc, qui datait de 1855, cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens. Il m’a semblé ensuite logique de développer des classements pour toutes les régions de France, pour la grande majorité des appellations.

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dimanche 25 mars 2007

Le top des vignerons 2007

Débat et information sur AgoraVox : le point sur les vignobles et vignerons qui ont marqué l'année 2006. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21115

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mercredi 21 mars 2007

Les vins de Grande-Bretagne

Historiquement, des vignobles prospéraient en Angleterre dès l’an 730. Après la conquête normande, la viticulture continua de s’étendre dans le Pays de Galles et l’Essex, sous l’impulsion des monastères comme en Allemagne (confer chapitre L’histoire des vins européens), et il fallut attendre le XVe siècle pour parler d’un déclin réel de la viticulture, dû (déjà) à l’importation massive des vins français. La renaissance de la viticulture britannique (elle était largement répandue au Moyen Age) a pris corps lentement dans les années cinquante, s’accélérant rapidement dans les années soixante-dix.

Voir aussi : http://blog.guidedesvins.com/

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mercredi 14 mars 2007

Les meilleurs vins de Bordeaux

Ma passion pour les vins du Médoc est ancienne, fidèle, et je défends la typicité. Un vrai Pauillac ne ressemble pas à un Saint-Julien, et il y a, par exemple, plusieurs styles de Margaux, selon des terroirs très spécifiques. Certains vins “confiturés”, sans âme ni vertu, font tort à la grande spécificitémédocaine. Ce qui compte, ce n’est pas le snobisme ni les cuvées “créées” pour avoir une bonne note dans une dégustation, mais les vins typés, à des prix justifiés, du plus grand au plus modeste, et des hommes et des femmes passionnés.

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